J’ai un chat. C’est le mien. Parfois, j’accepte de le prêter un peu aux filles, mais c’est le mien. Quand nous avons décidé de partir à l’étranger, il est évident pour moi que le chat suivrait.
Ca l’était jusqu’à ce qu’on soit sur de notre destination : la Nouvelle Zélande. Et là tout s’est compliqué.

Qui dit Nouvelle Zélande, dit une ile, dit un pays où il est difficile de rentrer avec des plantes ou des animaux. Ce que je comprends, ils n’ont pas envie qu’on leur file nos microbes et ils ont bien raison.
Je ne me suis pas découragée et j’ai cherché les démarches à suivre pour pouvoir emmener notre chat préféré avec nous. Et bien rien que pour trouver les infos sanitaires, j’ai galéré. J’ai trouvé ce document, je l’ai imprimé en espérant que ma vétérinaire comprendrait l’anglais.
Ensuite, j’ai contacté notre compagnie aérienne, qui a commencé à compliquer les choses en me disant qu’ils ne prenaient pas en charge les animaux de compagnies. Ahhhh et je fais comment alors ? Il y a des transitaires qui s’occupent des animaux. OK… et moi je les cherche ou ? Je tape « compagnie aérienne pour animaux » dans google ?
Bon j’ai fini par trouver 2 transitaires et la compagnie aérienne n’en a conseillée un 3eme. Je leur ai expliqué mon problème :
-bonjour, j’ai un chat que je souhaiterais emmener en Nouvelle Zélande.
-ahhhhh ca va être compliqué… et puis très cher aussi…µ
-Vous pouvez me faire un devis ?
-oui bien sûr !
J’attends toujours…
Un des transitaires m’a quand même donné une fourchette de prix tellement hallucinante que je ne l’ai jamais relancé.
J’ai commencé à flipper.
Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir de mon chat ? Ne me dites pas l’abandonner sur une aire d’autoroute, ça m’a déjà été proposé et j’ai, bien entendu, refusé.
C’est là que ma mère a eu la gentillesse de me proposer de le garder pendant un an. Un an c’est long, mais je n’avais vraiment pas d’autres choix.

Mon chat a donc évité les 35h de voyages, les 6 semaines de quarantaine et les multiples traitements antiparasites avant le départ.

Par contre, il n’a pas évité la séparation avec les filles et avec moi et les 8h de route pour aller à Toulouse.
On sait qu’il sera très bien chez mamie, mais malgré tout, il va nous manquer.

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