Mes filles sont des anciennes petites parisiennes, de celles dont les 2 parents travaillent, qui commencent leurs journées à 8h30 et qui la terminent à 18h30 quand on va les chercher à la garderie du soir. Et ce, 5 jours sur 7. Donc, mes filles n’avaient pas d’activité sportive ou artistique extra-scolaire : pas le temps la semaine, pas du tout envie de courir le week end.

Ici, tout ça a changé. Déjà  les horaires  (on en reparlera une autre fois), mais aussi les activités scolaire. Ma demi-portion fait de la musique à l’école, de la flute pour être plus précis. Je vous voir vous demander : mais la flute on ne commence pas en 6eme ? Chez nous si, ici ils commencent à 5ans, en 1ere année de primaire. C’est adorable de voir la demi-portion se passionner pour la flute, même si cela n’est pas une expérience positive pour nos oreilles.
On aurait aussi pu inscrire la demi portion a des cours de musiques en périscolaire mais donné à l’école : du violon (la flute c’est déjà à peine supportable), du piano, de la guitare, on ne l’a pas fait car son niveau d’anglais n’était pas suffisant.

Mais revenons aux flutiaux.  Mercredi, les flutistes en herbe ont fait un concert à l’école. Pas un concert de fin d’année, ici on termine à peine le 2eme trimestre, juste un concert pour que les parents soient fiers de leurs enfants.

Avant le concert, la professeur de musique a expliqué aux enfants les règles à suivre, elle les appelait « performers », les enfants étaient gonflés de fierté, les parents aussi.

Ma demi-portion est montée sur scène avec sa classe, les enfants ont joué et son redescendu de scène félicités par leur maitresse : « great job, fantastic, well done,… » Je me suis dit qu’elle en faisait un peu trop la maitresse…

Puis, les plus petits sont montés sur scène avec leurs flutes, des tout petits, des 5 ans, et ils ont joués une chanson… une chanson d’une seule note. Le si (enfin, le B, puisqu’ici c’est en A B C). Une chanson avec une seule note répété plusieurs fois et qui suivait un rythme.  C’était un peu casse oreilles, mais Ils étaient tellement fiers (je ne vous parle même pas des parents)

Je crois que c’est avec ce concert que j’ai réalisé à quel point le système neozelandais se préoccupe de la confiance en soi des enfants et à quel point les enfants sont encouragés, et à quel point ça leur faisait du bien !

flute