Je crois vous en avoir déjà parlé : notre famille est composée de 2 adultes, 2 enfants et un chat.
Un chat qui n’avait pas fait le voyage la première fois qu’on est venu en Nouvelle-Zélande. Cette fois ci notre séjour est plus long, du coup, je me suis dit que le chat devait parti du voyage.

La première étape a été de se renseigner : comment fait-on pour emmener un chat avec soit en Nouvelle-Zélande ?

La durée du voyage, les escales, les exigences sanitaires des pays, font que les compagnies aériennes ne vous permettent pas de voyager avec votre animal sous le bras (je pense que c’est pas plus mal).
Il faut donc trouver un transporteur, qui prendra en charge le voyage de votre animal (ca marche pareil avec un chien). Jusque-là rien de très compliqué.
Une fois le transporteur trouvé (il y en a pas des tonnes en France), vous demandez un devis.
A la réception du devis, vous pleurez : L’aller simple de votre chat enrobé, gras, en surpoids, adoré, vous coutera plus cher que les aller simples de vos 2 enfants. Sachez-le.
Comme vous aimez beaucoup vos enfants et que vos enfants adorent votre chat (oui parce que vous, à la réception du devis, d’un coup, vous l’aimez moins ce tas de graisse inutile), vous faites des économies (et annulez un voyage prévu en Nouvelle Calédonie), pour payer le billet du chat.

Ca c’est la partie facile.

La deuxième étape, c’est quand vous demandez au transporteur ce qu’il faut faire avant le départ.
Et là, j’en profite pour remercier la personne qui a géré mon dossier, la pauvre, je ne lui ai pas rendu la vie facile, elle a du déboucher le champagne le jour où mon chat est parti. Elle a été charmante et réactive.
Le seul truc que je peux lui reprocher c’est de ne pas m’avoir dit que c’était un truc de malade, qu’il ne fallait pas le faire, qu’il valait mieux pour tout le monde donner ce sac à puces et fuir sans se retourner.

Elle m’a donc envoyé des papiers à faire remplir, et moi, naïve que j’étais, j’ai cru que c’était tout.

Ahahah.

Troisième étape : le remplissage de papiers.
J’aurais dû commencer cet article par vous dire que si votre animal n’est pas stérilisé, vacciné et pucé, ou pire, si vous vivez dans un pays ou la rage est encore présente, vous êtes dans le caca intégral, et qu’il vaut mieux chercher une famille sympa pour votre animal.
Donc, les papiers.
Le premier à remplir est « l’application for permit to Import ». C’est un document de 7 pages, en anglais avec une page à faire remplir par un vétérinaire. Il va donc falloir prendre rendez-vous avec votre vétérinaire, qu’il comprenne le document, et c’est là qu’il vous dira qu’il faut faire une prise de sang à votre animal pour vérifier qu’il a tous les anticorps qu’il faut contre la rage.
Cette prise de sang doit être faite au moins 3 mois avant le départ. Une fois que les résultats de la prise de sang auront été reçu, le veto pourra signer le document. Ce qui fait minimum 2 visites chez le veto.
Mais ce n’est pas tout !! Ce document doit être tamponné par un vétérinaire officiel, c’est-à-dire une personne de la DDPP (direction départementale de la protection des personnes). Il vous faudra donc prendre rendez-vous à la DDPP de votre département, et tomber sur une personne qui acceptera de signer un document en anglais. Avec un peu de chance il vous demandera rien, ou de le traduire vous-même, je n’ose pas imaginer qu’on vous demande une traduction officielle, mais c’est tout de même une possibilité à envisager.

On en est donc à 3 rendez vous pour ce document.

Ca c’était le début.

Une fois que vous aurez ce document signé, vous allez pouvoir envisagé le départ de votre chat, et donc de réserver la quarantaine dans la ville d’arrivée de votre chat.
Oui, parce qu’en plus, il y a une quarantaine. La durée du sejour varie selon le pays d’arrivée de l’animal. Le mien y restera 10 jours…. Donc, vous contacterez la quarantaine de votre choix, vous devrez encore remplir des papiers, et on va vous demander une date d’arrivée de votre chat. A ce moment-là, vous vous dites, oh ben le plus tôt possible.
Erreur !!

Une fois la quarantaine réservée, l’application remplie, vous devez envoyer tous les documents au MPI (Ministry for Primary Industries). Le MPI vous demande de vous y prendre au moins 6 semaines avant le départ de l’animal pour avoir le temps de tout préparer. DONC, il vaut mieux réserver la quarantaine 2 mois avant le départ.
Quand vous réserverez la quarantaine il faudra aussi faire attention aux dates : votre animal ne peut pas partir le samedi ou le dimanche, et ne peut pas non plus arriver le samedi ou le dimanche.
Un vrai casse-tete quand on sait que le voyage dure 2 jours.

Mais bon, vous avez tout bien fait, le MPI vous a renvoyé le permit of Import, vous n’êtes que joie et amour.

Bravo.

Vous allez pouvoir passer à l’étape suivante.

Un mois avant le départ, votre chat va devoir subir un traitement contre les parasites.
Attention qui dit nouveau traitement dit nouveau document à remplir et à faire signer par votre vétérinaire. Oui toujours en anglais.
Et comme vous aimez beaucoup votre vétérinaire et que vous voulez le soutenir financièrement, vous devrez y retourner 2 jours avant le départ de l’animal.
Vous avez donc maintenant en votre possession, un chat traité pour les parasites internes et externes, un portefeuille plus léger, et un nouveau document signé par votre vétérinaire, qu’il va falloir faire tamponner par la DDPP de votre département. Mais si !!! (je vous rappelle qu’on est 2 jours avant le départ du dit animal)

Voilà, votre animal est prêt à partir.
J’espère que vous avez une cage aux normes IATA, assez grande pour votre animal.

Vous l’avez bien compris, impossible de préparer le départ de votre chat en moins de 3 mois.

Quant au cout… Eh bien, un billet d’avoir très cher, la quarantaine, le permit, 4 visites chez le vétérinaire, 1 prise de sang, le traitement antiparasite, 1 cage, franchement, ça revient à ce que vous coute la bouffe de votre chat pour 10ans. Ouep…. (Et de la bonne bouffe !!)

Alors avec le recul, je me dis que ce n’était pas DU TOUT raisonnable, et si c’était à refaire, je ne le referais surement pas.

Special thanks à l’Ecole vétérinaire de Maisons Alfort, au vétérinaire de ma mère à Toulouse,
et un encore plus special thanks à ma maman qui a géré une partie du boulot, à M. de Bagages du Monde qui se reconnaitra.

1882
Bon voyage minou!