Si je pouvais, je passerais mes journées à poster des photos de la Nouvelle Zélande sur Instagram, à regarder des trucs débiles à la télé ou à aller luncher avec les copines, mais hélas, trois fois hélas, je fais partie de cette majorité d’expat qui doit bosser pour pouvoir s’offrir de temps en temps un camembert le rustique à 13 euros…).

Même en vivant dans un pays où le taux de chômage est de 5,7%, trouver un boulot qui me plaise n’a pas été si facile que ça.
- mon working visa me permettait de travailler, mais pas de faire la difficile, alors que moi je voulais un chouette job
- l’emploi du temps de mes enfants limitait mes possibilités
- mon réseau était inexistant, et c’est le moyen le plus facile de trouver un boulot.

Je réalise que je ne vous ai jamais vraiment parlé des visas, faudra que j’y consacre un article, un jour, et que même si je vous ai parlé de la journée d’école, je n’ai pas du vous parler des activités extra-scolaires.

Mais revenons à notre mouton : mon boulot !

Apres plusieurs mois de recherches, et grâce à une agence d’intérim, j’ai fini par trouver un chouette boulot, en part-time (ce qui me permet d’être l’esclave de mes enfants le reste du temps).
Au quotidien qu’est ce qui change entre être une employée en France et être une employée en Nouvelle Zélande ?
-L’induction : chaque entreprise a une procédure d’induction (qu’on peut traduire par une procédure d’intégration) qui sert à vous faire visiter les locaux, a connaitre les issues de secours, savoir où sont les trousses de premiers secours, mais aussi à vérifier l’ergonomie de votre poste de travail et vérifier que vous avez accès a tous les programmes ou tous le matériel nécessaire à votre boulot. Souvent, on vous attribue un buddy (un pote) : une personne dans l’entreprise qui sera là pour vous aider si vous avez des questions.
- la pause déjeuner de 30 minutes. Ça laisse peu de temps pour aller faire du shopping ou pour aller manger avec une copine. Et ne comptez pas sur vos collègues pour manger avec vous. Ici, la pause dej, c’est pour se nourrir, pas pour sociabiliser. (Du coup, la plupart du temps, on la passe devant son ordi…) Pas de cantine d’entreprise, pas de ticket restau, mais des kitchenettes toutes équipées et souvent le café et le thé sont fournis par l’entreprise, avec le journal !
-Les vacances : 4 semaines en tout (ce n’est pas assez) et 10 jours fériés : Le jour de l’an, le jour après le jour de l’an, Waitangi Day, Vendredi saint, Lundi de Pâques, Anzac Day, le Queen’s Birthday (toujours un lundi), la fête du travail, Noel et le boxing day (le jour après noël). On a en plus un jour par région : à Christchurch nous avons donc droit au Canterbury Day, qui est toujours un vendredi.
- Un contrat en plein temps est en général de 40h, mais il n’est pas rare d’avoir un contrat partiel. La nouvelle Zélande vient de supprimer le "0 hour contract" qui était un contrat qui permettait a un employeur de vous proposer un nombre d’heures flexibles et de ne payer que les heures travaillées. Un contrat très précaire qui méritait de disparaitre.
- La paye : les déductions sont plus faibles, elles correspondent en gros à vos impôts et votre retraite (kiwi saver) si vous y avez droit. Le taux d’imposition est personnel, c’est-à-dire que je suis imposée sur mon salaire et mon mari est imposé sur le sien, indépendamment. On ne paye pas des masses de charges, mais en échange on n’est pas non plus aidé des masses : une couverture de santé qui prend en charge les accidents, les grossesses, les maladies grave type cancers, mais pas un suivi chez un généraliste, ni chez un dentiste, et une allocation chômage qui est difficile à obtenir et d’un montant fixe, etc etc…
On est payé tous les 15 jours, ce qui veut dire qu’il faut apprendre à gérer son budget différemment.

Voilà pour les grosses différences. 

boulot

C'est vendredi, chuis deja partie....