where on Earth?

19 octobre 2014

Monk sur la commode.

Depuis que nous nous sommes installé dans notre nouvelle maison, je cherche un meuble à mettre entre les lits des filles et qui pourrait servir de table de nuit.

Si j’etais en France ou dans un pays civilisé, je prendrais les mesures dans la chambre, puis j’irais sur le site internet d’Ikea, et le samedi apres midi, je trainerais l’epoux dans le magasin le plus proche pour acheter une Hemnes, ainsi que tout pleins de petits trucs pas prevu sur la liste, comme un plateau à pois, parce que j’adore les trucs colorés, ou un plaid, parce qu’on en a que 2 ou 3 et des pas jolis et qu’un joli plaid sur un canapé c’est tellement indispensable.

Bref, pas de ca en Nouvelle Zélande. 

Non.

Les magasins de meubles étant soit assez chers, soit assez moches, il faut donc ruser.

Pour ma commode/table de nuit, c’est décidé, je vais chiner un meuble hypra mignon que je vais customiser et que ça va trop déchirer.

Pour chiner, pas de brocante charmante et bucolique, mais plusieurs solutions s’offrent à moi :
- trademe : le boncoin local, où on trouve un sacré paquet de merdes, si si, je t’assure, les néozélandais ne doutent de rien et vendent tout et n’importe quoi.
- les magasins d’occasions, type Emmaüs. Ici c’est l’armée du Salut (Salvation Army) mais il y a aussi des magasins Ecoshop qui se veulent économiques et écologiques.

J’ai trainé l’epoux à la Salvation Army et à l’Ecoshop un certain nombre de fois (et un nombre certain), sans trouver mon bonheur et puis un jour, je suis tombée sur ca :

 

IMG_0247

Une commode PARFAITE pour mon projet. Je voulais qu’elle ait 2 petits tiroirs pour que les filles aient chacun le sien et qu’elles puissent y mettre leurs petits secrets. Je ne voulais pas 2 tables de nuits car je voulais pouvoir poser le ipod speaker et le fantôme bleu qu’elles partagent.

Il ne me restait plus qu’à acheter du papier de verre pour poncer et de la peinture pour relooker la bête. J’ai choisi du gris.

J’ai donc trainé l’époux chez Bunnings, au rayon peinture. Ou plutôt au paint shop.
En Nouvelle Zélande pas de rayon de peinture à perte de vue. Non. Juste un présentoir à couleurs (avec pleins de petites cartes). Tu choisis et tu vas voir le monsieur du paint shop. Tu lui expliques ton projet, il te conseille et il te fait ta peinture !! oué ! Il prend un pot de peinture blanche, il le met dans une machine et ça devient de la peinture grise !! L’avantage c’est que tu as les conseils de monsieur peinture, qu’il ouvre le pot de peinture donc tu vois ce que ça donne (je me demande si on peut changer si jamais on aime pas…).

IMG_0276

Au passage, après avoir un peu galéré pour essayer d’expliquer à monsieur peinture mon projet et la nuance de gris désirée, celui-ci discute avec mes portions, et se tourne vers moi et me dit :
« not the same accent aye ! »
han han han….

Bref, revenons à ma commode.
Ma peinture était prête, j’avais du papier pour poncer, je pouvais enfin commencer à travailler.
J’ai demandé à l’époux de m’aider à poncer, au bout d’une heure on a capitulé et  utilisé notre joker "appel à un ami" pour trouver une ponceuse (sander en anglais, si jamais vous vous demandiez). Une fois la ponceuse trouvée, l’époux a repris le travail.

Le poncage terminé, je pouvais enfin passer à la peinture.

Restait le problème des poignées. Celles d’origines ressemblaient à des penes pas cuites, et l’entraxe (oui ce projet c’est aussi l’occasion d’apprendre des mots nouveaux) n’étant pas standard, Il a fallu s’adapter. J’ai donc pensé à une façon de rendre ce meuble un peu plus funky et enfantin et tada : des poignées en perles ! (je suis très fière de ma trouvaille).

DSC_9948

DSC_9955

DSC_9960

Les filles sont ravies de cette nouvelle commode. Moi je suis tellement fière que je pense qu’une nouvelle carrière de bloggeuse déco vient de s’ouvrir à moi. J’ai d’ailleurs un autre projet en cours !

Ahh et pourquoi Monk ? Parce que Monk c’est le nom de la couleur.
Cela nous a valu, à l’époux et à moi, un beau fou rire au paint shop (nous sommes restés de grands enfants) et on s’est dit que Monk, c’était forcément la couleur qu’il fallait mettre sur cette commode.

IMG_0274

Posté par mariel75 à 11:59 - - Commentaires [11] - Permalien [#]


18 octobre 2014

Parlons rugby, ou presque.

Aujourdhui, les All Blacks affrontent les Wallabies, et le gagnant remportera la Bledisdoe Cup.

C'est du rugby.

Depuis quelques jours, les Wallabies font les unes des journaux, mais  pas à cause du rugby.

Non les raisons sont toutes autres.

Reprenons l'histoire depuis le début :
Le 28 septembre, Les Wallabies et le staff de l'équipe s'envolent vers le Bresil et doit ensuite rejoindre l'Argentine pour disputer un match. A bord, un joueur et le business manager ont des mots assez violents puisqu'une fois arrivé au Bresil, le business manager decide de repartir directement en Australie.

Jusque-là rien de bien passionnant, on se dit juste que l'échange entre ces 2 personnes a dû être particulièrement tendu pour qu'une des 2 personnes décident de quitter le groupe.

Sauf que l'histoire va prendre un sacré tournant. Le business manager est UNE business manager.

Une femme.

On pourrait croire que cela ne change pas grand-chose à l’affaire et pourtant…

L'affaire de s'arrête pas là.

On apprend quelques jours plus tard, que le joueur, Kurtley Beale pour ne pas le nommer,  serait interrogé par sa fédération pour avoir envoyé des photos et des textos outranciers.

Soyons honnêtes, dispute, textos outranciers, on s'est tous dit (enfin tous ceux qui suivaient l'affaire) "ouhhhhhhhhhh une histoire de fesses !!"

On y a tous tellement pensé que l'entraineur des Wallabies, qui a engagé Di Patston, a dû nier qu'il avait une relation avec elle.

Et, pour moi, c’est à ce moment-là que l’affaire a pris un nouveau tournant.

Alors qu’au départ, il s’agissait d’une histoire de rugby : un joueur qui doit expliquer un comportement déplacé dans le cadre du rugby à sa fédération, cette histoire est devenue une histoire malsaine et le procès d’une femme.

Les journaux ont alors commencé à enquêter sur le passé de Di Patston, la business manager, en particulier sur sa carrière et sur sa légitimité à être la business manager des Wallabies, ainsi que sur sa relation avec Ewen McKenzie. Ils ont déterré de vieux dossiers sans rapport avec l'histoire, la faisant passer pour une incompétente hystérique. Elle a fini par démissionner.

Le contenu de ces fameux textos a fini par être révélé. Beale a envoyé à tous les joueurs de son équipe une photo de grosse femme nue avec comme mention "Di, qui voudrait la baiser ??". Il a aussi envoyé par erreur le texto à Di Patston et c’est peut être à cause de ce texto que Beale et Patston auraient eu des mots dans l’avion.

L’affaire n’est pas encore terminée pour Beale qui attend une décision de la fédération sur une éventuelle sanction.

Reste qu’en tant que femme je ne peux m’empêcher de me poser des questions :
Cela serait-il arrivé si le business Manager avait été un homme ?
Aurait-on soupçonné McKenzie d'avoir engagé un incompétent s'il avait engagé un bon pote sans trop d'expérience dans le milieu sportif ?
Aurait-on imaginé que McKenzie puisse engager un homme parce que c'était son amant ?
Les joueurs auraient-il mieux accepté l'intrusion du business manager si celui-ci avait été un homme ?

Meme si on a surement pas tous les details, cette affaire c’est du harcèlement moral à base de sexisme considéré aussi comme du harcèlement sexuel, ni plus ni moins. 

Malheureusement dans le milieu sportif, être une femme est encore très, trop, difficile.
Il est temps que cela change.

 

Beale

 

Posté par mariel75 à 09:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 octobre 2014

Ups and downs

Quand on part vivre à l’étranger, par choix, on a envie de donner une image positive de sa nouvelle vie, de cette nouvelle expérience. Ça ne peut être que génial, non ?

Pourtant, il y a des moments difficiles.
Et c’est jamais évident d’en parler avec les proches, surtout quand ils t’envoient des mails en te disant : « j’ai vu les dernières photos que tu as posté sur Facebook, c’est super beau, c’est génial ce que vous êtes en train de vivre ! »

Ouep, genial.

Souvent.

Mais parfois, c’est pas génial.

Parfois, tu regardes autour de toi, et tu te demandes un peu ce que tu fous là.

Le jour où ça se passe moyen au boulot, le jour où tu comprends pas la caissière alors qu’elle te demande juste si tu payes en carte, le jour ou tes potes se font une soirée ensemble, en France, sans toi, etc etc…

Je ne sais pas si vous avez entendu parlé de la U-curve ou curve of adjustment/adaptation.
C’est la théorie de Oberg, qui date des années 60, et qui dit en gros qu’en vivant à l’étranger tu passes par plusieurs  stades :
- la lune de miel
- la crise
- l’adaptation
- l’intégration

De nombreux psychologues/anthropologues ont critiqué cette théorie, disant que c’était un peu simpliste, mais cette courbe-là me parle assez :

adaptation-u-curve

Quand on est arrivé en Nouvelle Zélande en 2011, cette courbe a à peu près correspondu à notre ressenti : les premiers mois formidables, et la crise vers 6-7 mois. J’avais mis cette crise sur le compte du changement de saison : c’était en juillet-aout pour nous, c’était l’hiver alors que c’était l’été en France. Pourtant, j’aurais dû me souvenir que la maitresse d’ESOL des filles m’avait parlé de cette courbe, mais c’était au début, j’étais encore dans la phase d’euphorie, je ne pouvais/voulais pas imaginer qu’il y aurait un moment où ça serait difficile.  Car oui, il y a un moment où c’est difficile. Toujours.

Je me demandais si on pouvait échapper à ce grand huit émotionnel pour notre deuxième expatriation, sachant qu’on revient dans le même pays, dans la même ville, et il semblerait que non.
Je ne suis arrivée que depuis 2 mois donc, je suis toujours dans la phase euphorique, mais l’époux qui est arrivé depuis 7 mois (tiens donc) commence à avoir un coup de mou.
Ça va passer, et puis ça sera mon tour….
Ce sont les mêmes phases par lesquelles vous passerez en rentrant en France, soyez prévenus.

En attendant que ça passe, je poste de belles photos sur ma page facebook, juste pour faire râler mes copains en France.

xpat

DSC_9846

 

Si le sujet vous intéresse :
Theory Reflections: Cultural Adaptations, Culture Shock and the “Curves of Adjustment” 
International Journal of Intercultural Relations

Posté par mariel75 à 11:35 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

10 octobre 2014

Parlez-vous franglais ?

Je suis tombée sur ce test l’autre jour, qui m’a amusé : Parlez-vous franglais ?
Je connaissais déjà la réponse hein, of course que je parle franglais. Je parlais déjà franglais quand j’étais en France, alors maintenant que je suis dans un pays anglophone c’est pire.

Pourtant, le franglais, ça m’agace un peu. Il y’a plein de mots anglais qu’on utilise en français et qui me gonfle : les people, le it bag, la it girl, le baby bump, etc etc. C’est gnan gnan et l’anglais n’apporte rien de spécial.              

Bon, apres, il y a franglais et franglais. Chez certain(e)s le franglais, c’est plus du snobisme, c’est juste une nouvelle façon de voir le monde. Et parfois, il faut s’accrocher quand elles te parlent. Exemple : 


franglais par mariel75

Pour info, c’est une redif, ma demi-portion m’a raconté son histoire une première fois et je lui ai demandé de répéter face camera, c’est un peu moins naturel du coup…

Alors c’est qui la Queen du franglais ?

Posté par mariel75 à 11:13 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

09 octobre 2014

Akaroa, nous revoila!

 Les filles et l’epoux etant en vacances, nous profitons de notre temps libre pour nous balader.

Apres, Kaikoura, Taylor’s Mistake, j’ai un nouveau coin paradisiaque à vous faire découvrir : Akaroa.

Akaroa, c’est un peu un passage obligé quand tu viens à Christchurch : c’est à 1h de route et surtout c’est un ancien village français ! (yhouhou !!). Pour la petite histoire vers 1830, des colons français se sont installés à Akaroa, ont voulu acheter la péninsule aux maoris. Ils ont versé un acompte et son rentré en France pour récupérer le reste de l’argent. Quand ils sont revenus, des années plus tard, les maoris avaient signé le traité de Waitangi avec les anglais leur revendant ainsi la totalité de la Nouvelle Zélande. Les anglais ont accepté que les français s’installent à Akaroa, mais encore une fois, ont prouvé leur supériorité en terme de colonisation.

Bref, tout ça pour dire que tout bon français qui va en Nouvelle Zélande va à Akaroa, prend en photo les panneaux aux noms français, les drapeaux français, tout ce qui touche de près ou de loin à la France.

Vu que c’était la 4 ou 5 eme fois que j’allais à Akaroa, je n’ai pas pris en photo le panneau indiquant « rue Jolie » (rue principale d’Akaroa), ni les drapeaux français, mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire des photos du paysage, parce que Akaroa, c’est wouahh !!!!

DSC_9848

DSC_9844
une petite balade en bateau?

DSC_9851
ce parc là, oui je veux bien y passer l'apres midi!

DSC_9866

DSC_9871

DSC_9886

 

DSC_9868

DSC_9904
Et si on s'achetait une petite maison, pour la retaite?

DSC_9888

DSC_9854

Posté par mariel75 à 12:23 - - Commentaires [4] - Permalien [#]



06 octobre 2014

Se balader à Taylor’s Mistake

Dimanche, la météo semblait clémente, nous avons donc décidé de partir faire une petite balade.
L’époux nous a emmenés au bord de la mer, sur un chemin qui part de la plage de Taylor’s Mistake.

IMG_0225

Nos deux portions n’étant pas encore de grandes marcheuses (ni moi non plus d’ailleurs), nous ne sommes pas allés jusqu’à Godley Head, mais notre balade d’une heure était tout de même bien agréable.

 

DSC_9760

DSC_9762

DSC_9763

DSC_9770

 

DSC_9773

 

DSC_9776

DSC_9780

DSC_9782

DSC_9749

La balade s’est terminée par un gouter sur la plage.

DSC_9803

DSC_9810

DSC_9826

On s’est promis de recommencer !

Edit: le nom de cette plage vient du Capitaine Taylor, qui croyant arriver au port de lyttelton, s'est échoué sur la plage qui porte maintenant son nom. On lui pardonne, c'était de nuit.

Posté par mariel75 à 06:53 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

04 octobre 2014

5 raisons d’avoir des amis français quand on est expat

Quand on part vivre à l’étranger c’est qu’on a envie de découvrir un nouveau pays, de nouvelles cultures, donc en général on part en se disant qu’on ne veut rencontrer que de l’autochtone, du local, de l’authentique et qu’on ne va pas aller se mélanger aux expats puants déjà sur place.

Pourtant, se retrouver entre français, parfois c’est pas mal :

1 – la facilité de communiquer
Ne nous leurrons pas, même quand on parle bien la langue du pays dans lequel on vit, c’est toujours plus compliqué de s’exprimer dans une langue qui n’est pas sa langue maternelle : on cherche ses mots, on a pas toujours le vocabulaire local. Bref, parler une langue qui n’est pas la sienne c’est fatiguant, et passer une soirée entre français sans galérer avec la langue, c’est toujours agréable.

2- parce qu’on rencontre des gens sympas !
oui, cassons le cliché de l’expat désagréable qui parle mal à sa maid !!
(Déjà, en Nouvelle Zélande, les expats qu’on croise n’ont pas de maid ;) ) 
On croise à l’étranger des expats français qui sont sympas (si si), sans préjugés, et qui deviennent de bons potes avec qui on est content de prendre un french apéro.

3- l’entraide
Comme les français qu’on rencontre (et qu’on a envie de revoir) sont sympas, ils t’aident. Ils te donnent de bons conseils sur le pays, te refilent de bonnes adresses, et ils comprennent mieux que qui conque des petits coups de blues, et sont prêts à te dépanner quand ta baby sitter te lâche et que t’as pas de grands parents sous la main.

4- pour les enfants
parce que c’est cool que tes enfants puissent avoir des copains avec qui ils puissent parler français. Ça vous semble peut être secondaire, mais quand vos petits frenchies passent 6h par jour à l’école à ne parler qu'anglais, plus les play dates, les activités extra-scolaires, la télé en anglais, ça leur fait du bien de parler français avec d’autres personnes, surtout d’autres personnes de leurs âges.

5- Et enfin
Parce que refaire le monde autour d’un bon repas, avec du bon vin, de supers compatriotes en partageant tes expériences et en se disant que quand même on est pas mal dans notre pays d’adoption, ça fout la patate !!! 

Pour toutes ses raisons, je conseille à tous les expatriés qui se sentent un peu isolés, qui ont un peu de mal à s’adapter à leur nouveau pays, d’aller voir sur internet sur les forums, sur les groupes facebook, à l’alliance française la plus proche de chez eux, s’il n’y a pas des français sympas pas loin qui seraient dispo pour l’apéro. 

 

photo

 

« Quelque soit l’heure, quelque part dans le monde, c’est l’heure de l’apéro » Poivrot Anonyme

Posté par mariel75 à 12:58 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

30 septembre 2014

Revoir Kaikoura...

En décembre 2012, nous quittions la Nouvelle-Zélande.
Quelques jours avant notre départ, nous profitions de nos derniers jours sur le sol néozélandais, persuadé que nous n’y reviendrons pas avant un bon bout de temps, pour aller faire un tour à Kaikoura.

En 2014, nous revoila en Nouvelle Zélande, et profitant d’une journée ensoleillée, nous avons pris la direction de Kaikoura, comme pour reprendre notre histoire néozélandaise là où nous l’avions laissé.

DSC_9678

IMG_0208

DSC_9720

DSC_9721

DSC_9730

 

DSC_9691

Posté par mariel75 à 10:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]

26 septembre 2014

Backpackers

Ca fait un petit moment que j’avais envie d’aborder le sujet des backpackers, mais je ne voulais pas faire un article qui soit un réquisitoire.
Je vais essayer de ne pas faire dans la caricature, sachant que, n’étant pas backpacker moi-même, cet article reflète surtout ma vision, une vision extérieure, du sujet.

DSC_6775

Commençons par le commencement : qu’est-ce qu’un backpacker ?
Littéralement, c’est une personne qui voyage avec un sac à dos. En gros c’est une personne en camping. Généralement, le backpacker part faire un long voyage à l’étranger, il part avec son sac à dos, car c’est ce qu’il y a de plus pratique quand on se déplace souvent.
Certains pays, comme la Nouvelle Zélande (ou l’Australie) offrent aux moins de 30ans la possibilité d’avoir un visa d’un an qui permet de faire des petits boulot pour financer son voyage, un WHV (working Holiday visa) ou PVT (programme voyage travail).
Le backpacker est généralement jeune, vient de terminer ses études et décide de partir découvrir le monde tant qu’il en a l’opportunité.

Très bien.

Sauf que, dans les faits, ce n’est pas aussi idyllique que ca.

Les backpackers sont souvent jeunes, mal préparés et insouciants, et il y a plusieurs points, qui me semble souvent pris un peu à la légère,

-L’argent:
c’est LE nerf de la guerre. En Nouvelle Zélande, et encore plus en Australie, la vie est assez chère, chose que la plupart des backpackers sous estiment. Se loger, se nourrir, ça coute des sous.
Charles Aznavour disait « il me semble que la misère est moins difficile au soleil », oué ben, mon cul ! Et surtout, ni l’Australie, ni la Nouvelle Zélande sont des pays du Tiers Monde ou tu peux jouer à Robinson Crusoé. Il faut préparer son budget avant de partir, il faut estimer son budget bouffe, son budget bières, son budget clopes.
Les français, jamais à court d’idées, ont inventé un truc hyper simple : ils se servent sans payer. En bon français de tous les jours on appelle du vol, en Australie, on appelle ça du french shopping. Classe.

-le logement :
La plupart des backpackers sont des nomades, ils vont d’auberge de jeunesse en auberge de jeunesse, ou de colocation en colocation, ou s’achètent un van équipé, sorte de mini camping car. Des campeurs au long court. Grand bien leur fassent, je trouve ça assez formidable de vouloir découvrir un maximum de chose, sauf que, là encore, cela mérite un minimum de préparation.
Un van équipé, c’est un véhicule qui demande de l’entretien, souvent, ces véhicules passent de backpackers en backpackers, avalent du km sans voir l’ombre d’un garage, et sont dans des états épouvantable. De plus, il faut trouver un endroit  où on est autorisé à garer son van pour dormir, si possible proche de sanitaires, alors que ce que veulent les backpackers c’est un endroit gratos pour dormir.
Quand on est en coloc on signe un contrat de location, on paye un dépôt de garantie, la législation n’étant pas la même partout, on lit bien son contrat avant de signer car ce n’est pas forcement comme en France (c’est d’ailleurs très diffèrent).
Dernier point concernant le logement : les gars, le mec qui fait l’émission "j’irais dormir chez vous" tient un bon concept, mais ne croyez pas que tout le monde est un Antoine de Maximy en puissance, prévoyez un plan A et un plan B pour le logement et gardez le "j’irais dormir chez vous" en plan C, voire D, voire pas du tout.

-Le travail :
La encore, ne croyez pas que ca va etre cool, easy peasy et mega bien payé.
Oui, en Australie les salaires sont plus élevés qu’en France, mais comme le cout de la vie l’est aussi, au final, un « bon » salaire ne fera pas forcement de vous le roi du pétrole.
Trouver du boulot n’est pas si easy que ça, surtout quand on pense qu’en Australie il y a autour de 23.000 pvtistes français, qu’il y a aussi des allemands, des coréens… et des anglais et des irlandais  qui auront sur tous les autres un fort avantage : ils maitrisent parfaitement la langue.
il y a pratiquement 240.000 pvtistes en Australie, et le WHV  les restreint sur le type d’emploi qu’ils peuvent occuper, la concurrence est donc rude.
Le WHV néozélandais est moins restrictif (je n’ai pas les statistiques sur le nombre des pvtistes qui viennent en Nouvelle Zélande)

-la langue :
Beaucoup de backpackers viennent en Australie ou en Nouvelle Zélande pour améliorer leur anglais, souvent faible. C’est très courageux de venir vivre dans un pays dont on maitrise mal la langue. C’est aussi une occasion formidable de se faire arnaquer… C’est pour ça que je répète : il faut se préparer avant, il faut se poser les bonnes questions.
Et si vous venez pour améliorer votre anglais, n’ayez pas comme premier réflexe d’aller sur facebook voir s’il n’y a pas un groupe de français dans la ville ou vous allez (parce que oui, il y en a surement un…) pour savoir si par hasard il n’y a pas un mec qui prendrait le même avion que vous, ou pour proposer un apéro 3h après votre arrivée.

 

voyage

pantalon

si si ce sont des vrais posts,masqués of course, le but n'etant pas de pointer quelqu'un du doigt.

 

Vivre à la cool pendant un an en vivant une expérience formidable, c’est possible, si on se prépare et si on fait preuve d’humilité. Je vous conseille le blog de Camille, pvtiste en Nouvelle Zélande, qui est pleins de bons conseils.

Posté par mariel75 à 13:48 - - Commentaires [10] - Permalien [#]

24 septembre 2014

you're invited...

J’ai reçu une invitation officielle de ma demi-portion.

IMG_0164

J’ai trouvé ça mignon.
J’ai aussi trouvé ça pas très propre… La demi-portion est un peu brouillon.

Cet après-midi, je me suis donc rendue à l’école, avec une petite assiette de crêpes préparées par l’époux, le crêpe-master, et j’ai look at the things la demi-portion has been learning about.
Elle m’a montré ses cahiers, son casier (pas tres bien rangé).

IMG_0158


Elle m'a montré comment elle se servait d’une canne à pêche. Ahh oui, welcome to New Zealand, ma portion apprend à pécher. Attention, ce n’est pas juste on s’assoit au bord du lac et on attend qu’il y ait des touches. Non, c’est tout un projet éducatif : ils ont élevé des alevins de saumons, puis ils ont relâchés les petits saumons dans une rivière, ils ont appris tout un tas de trucs sur les canne à pêche, et le trimestre prochain, ils vont aller pêcher dans une rivière voisine, et oh joie, oh bonheur, ils vont nous ramener des saumons qu’on va devoir vider. M’enfin bon, un bon saumon fraichement pêché, ça va être sympa dans nos assiettes.
Elle m’a montré sa classe.

IMG_0160

IMG_0161

IMG_0162

Et puis on a mangé un morceau, en discutant avec la maitresse et les autres parents.

IMG_0157

C’était bien chouette !
Vendredi soir, les enfants seront en vacances pour 15jours. Les dernieres vacances avant la fin de l’année scolaire.

Posté par mariel75 à 08:24 - - Commentaires [7] - Permalien [#]



Fin »